On jongle les identités créées et détruites à chaque moment pendant le passage du temps, s'accrochant à cela qu'on appelle arbitrairement "l'autre", oubliant soi-même et l'autre dans le même geste. On est habitué à la navigation de ce terrain d'aporia qui est taillé (regardez la taille de la cicatrice, regardez les douves). C'est notre patrie, notre Sion.
... steigt sie langsam immer höher
Donnerstag, 24. November 2011
Mittwoch, 23. November 2011
The ocean's dreary rush came in as waves,
a spoken word unheard but strong and cold from inside out.
It carried the thoughts adrift;
they ran ashore
somewhere miles and years away, tired and drenched throughout.
The hourglass, turned;
the hand, unseen,
offered itself,
and the sand slipped through
as those thoughts through the narrows,
barely, surprisingly.
Stopped breathing. How long?
If they should sink,
the thought:
what would I do?
If they should sink,
the sigh:
where would they go?
If they should sink, would they have ever been?
Atlantis.
A space, where water bends.
Did heaven once upon a time close in upon the earth?
Where and when and how did they embrace...
A revelation in reverse?
(Cover it up, cover it up.)
But sand cannot retreat, and we cannot but look;
our eyes drawn in with the water.
a spoken word unheard but strong and cold from inside out.
It carried the thoughts adrift;
they ran ashore
somewhere miles and years away, tired and drenched throughout.
The hourglass, turned;
the hand, unseen,
offered itself,
and the sand slipped through
as those thoughts through the narrows,
barely, surprisingly.
Stopped breathing. How long?
If they should sink,
the thought:
what would I do?
If they should sink,
the sigh:
where would they go?
If they should sink, would they have ever been?
Atlantis.
A space, where water bends.
Did heaven once upon a time close in upon the earth?
Where and when and how did they embrace...
A revelation in reverse?
(Cover it up, cover it up.)
But sand cannot retreat, and we cannot but look;
our eyes drawn in with the water.
Mittwoch, 17. August 2011
17.08.2011.
Café double, s'il vous plaît.
Je ne sais pas: est-ce que je veux lire ou écrire? Les mots arrivent parfois non invités, mais je les doit recevoir. Je veux lire. À côté de moi il y a un livre, mais il est fermé, comme quelques idées, comme quelques actions, quelques possibilités. Mais, c'est toujours comme ça. Aujourd'hui, ce n'est pas différent. Et, parfois, tout à coup, je peux écrire, je doit écrire, mais ce que j'écris est comme dicté, je ne veux dire "inspiré", mais "dicté", d'où? Quel est le sujet? En quelle langue?
J'attends. J'attends quelqu'un ou quelque chose, je ne sais pas. Cette phrase, que j'aime, a la significations les plus grandes. Ich weiß nicht. Quand -- après l'apprendre, après la confiance -- je dis cette phrase, tout le monde comprend, j'exprime la vérité avec agilité et élégance; une phrase presque méconnue, parce-qu'elle est souvent jetée sans pensées. Les pensées et avant tout les doutes donnent la phrase sa beauté. Mais, pour douter, il faut qu'on comprend la question.
J'attends. J'attends le moment, où mes pensées se lient avec le monde que je perçois comme l'extérieur. Ces mots fatigués: l'intérieur, l'extérieur. Ils sont toujours actuels.
J'attends mes amis, dont j'ai besoin (j'espère). J'attends les idées nouvelles, les idées vieilles aussi. J'attends mon café double et ma naissance (demain? dans trois semaines? déjà hier, peut-être? Peut-être la lumière a un chemin très lointain, et il faut beaucoup de temps pour arriver chez moi, son image et cliché.)
J'attends, et je me perds dans les chaises vertes, qui sont placées en série jusqu'à la dernière étoile dans les Jardins du Luxembourg.
Les sculptures regardent. Le faun dansant, l'acteur grec, la tête de Murger, attendent les gens qui remuent dans l'extérieur. Comme le gruppe de religieuses. Leur air était sensible comme l'histoire. Je me rêve, que l'air sent, quand nous chuchotons, que l'histoire nous reçoit dans ses bras comme une connaissance, même comme une amie.
J'entends l'histoire de feuilles qui dansent toujours dans les arbres, qui chantent en une langue inconnue, jusqu'au moment, où elles partent.
Café double, s'il vous plaît.
Je ne sais pas: est-ce que je veux lire ou écrire? Les mots arrivent parfois non invités, mais je les doit recevoir. Je veux lire. À côté de moi il y a un livre, mais il est fermé, comme quelques idées, comme quelques actions, quelques possibilités. Mais, c'est toujours comme ça. Aujourd'hui, ce n'est pas différent. Et, parfois, tout à coup, je peux écrire, je doit écrire, mais ce que j'écris est comme dicté, je ne veux dire "inspiré", mais "dicté", d'où? Quel est le sujet? En quelle langue?
J'attends. J'attends quelqu'un ou quelque chose, je ne sais pas. Cette phrase, que j'aime, a la significations les plus grandes. Ich weiß nicht. Quand -- après l'apprendre, après la confiance -- je dis cette phrase, tout le monde comprend, j'exprime la vérité avec agilité et élégance; une phrase presque méconnue, parce-qu'elle est souvent jetée sans pensées. Les pensées et avant tout les doutes donnent la phrase sa beauté. Mais, pour douter, il faut qu'on comprend la question.
J'attends. J'attends le moment, où mes pensées se lient avec le monde que je perçois comme l'extérieur. Ces mots fatigués: l'intérieur, l'extérieur. Ils sont toujours actuels.
J'attends mes amis, dont j'ai besoin (j'espère). J'attends les idées nouvelles, les idées vieilles aussi. J'attends mon café double et ma naissance (demain? dans trois semaines? déjà hier, peut-être? Peut-être la lumière a un chemin très lointain, et il faut beaucoup de temps pour arriver chez moi, son image et cliché.)
J'attends, et je me perds dans les chaises vertes, qui sont placées en série jusqu'à la dernière étoile dans les Jardins du Luxembourg.
Les sculptures regardent. Le faun dansant, l'acteur grec, la tête de Murger, attendent les gens qui remuent dans l'extérieur. Comme le gruppe de religieuses. Leur air était sensible comme l'histoire. Je me rêve, que l'air sent, quand nous chuchotons, que l'histoire nous reçoit dans ses bras comme une connaissance, même comme une amie.
J'entends l'histoire de feuilles qui dansent toujours dans les arbres, qui chantent en une langue inconnue, jusqu'au moment, où elles partent.
Sonntag, 26. Juni 2011
Comment étrange! Au coin de la rue l'homme à côté de moi demandé: "Vous aimez l'art ?" Sans pensée j'ai dit: "Oui, j'aime l'art." Il pleuvait, mais il a révélé une pile de cartes avec les lignes colorées et les fioritures. "Prenez celui. Il ne coûte rien. Seulement un sourire." J'ai pris une avec des lignes vertes et j'ai dit: "Merci."
Est-ce que c'était l'homme que j'ai rencontré il y a des années à Halifax?
Est-ce que c'était l'homme que j'ai rencontré il y a des années à Halifax?
Mittwoch, 25. Mai 2011
Donnerstag, 28. April 2011
paean
Your corona hovered above the furnace
the night we never slept
Ein Siegeskranz
Its gleam unlike before --
as a child, you held it when you wept.
We wavered in our praise of rags
holding the wine aloft
mulberry red
dear to our thirsting hearts
we bled, just as we drank the dregs.
Meine blaue Blume,
why have I not seen you for so long?
Where did the petals fall?
Did you sleep at all
in the chilly arms of history?
Driven forth, driven forth,
how then you fell asleep alone,
my locket at your throat,
your last hand-written note
by me at matins when we sang.
the night we never slept
Ein Siegeskranz
Its gleam unlike before --
as a child, you held it when you wept.
We wavered in our praise of rags
holding the wine aloft
mulberry red
dear to our thirsting hearts
we bled, just as we drank the dregs.
Meine blaue Blume,
why have I not seen you for so long?
Where did the petals fall?
Did you sleep at all
in the chilly arms of history?
Driven forth, driven forth,
how then you fell asleep alone,
my locket at your throat,
your last hand-written note
by me at matins when we sang.
Donnerstag, 9. Dezember 2010
The water in the River has been ferocious,
the surface shifting with a new madness.
The first snows of the season
have fallen and melted away.
More rain, more snow,
and the River broadens like a god,
full, drunk from the heavens' libations.
For what did the sky pray,
that so much rain and snow
should plunge into the water to disappear?
the surface shifting with a new madness.
The first snows of the season
have fallen and melted away.
More rain, more snow,
and the River broadens like a god,
full, drunk from the heavens' libations.
For what did the sky pray,
that so much rain and snow
should plunge into the water to disappear?
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