Sonntag, 18. Dezember 2011

Carnyx

The woman rollerblades into the cafe while the strange and fluttering sounds of Orlowsky's clarinet mixed with Heine's suffering gods spin in my head. Something surreal about this.

And out again she rolls into the cold.

carnyx as inspiration for sandworm?

Dienstag, 13. Dezember 2011

古人の跡を求めず、
古人の求めたるの所を求めよ

kojin no ato wo motomezu,
kojin no motometaru no tokoro wo motome yo

Seek not the paths of the ancients,
Seek that which the ancients sought.

Matsuo Bashō

EL/ohim

parler pour ne rien dire

Dienstag, 6. Dezember 2011

unvollendet

Unzählige unversehene Worte spannen die Götter ein.
Providentia, die kurzsichtige, konnte sie nicht bewahren.
Sie fragte nach dem Meschiach, der alle Bitten in sich trug,
vielreihig geordnet nach Zeit und Ort -- fand ihn
und schlug vor: Schreib sie lieber auf die Türpfosten
deines Hauses, wo sie jede Seele begrüßen können.
Daraufhin seuftze der Meschiach tief und ....

Donnerstag, 24. November 2011

On jongle les identités créées et détruites à chaque moment pendant le passage du temps, s'accrochant à cela qu'on appelle arbitrairement "l'autre", oubliant soi-même et l'autre dans le même geste. On est habitué à la navigation de ce terrain d'aporia qui est taillé (regardez la taille de la cicatrice, regardez les douves). C'est notre patrie, notre Sion.

... steigt sie langsam immer höher

Mittwoch, 23. November 2011

The ocean's dreary rush came in as waves,
a spoken word unheard but strong and cold from inside out.
It carried the thoughts adrift;
they ran ashore
somewhere miles and years away, tired and drenched throughout.
The hourglass, turned;
the hand, unseen,
offered itself,
and the sand slipped through
as those thoughts through the narrows,
barely, surprisingly.
Stopped breathing. How long?

If they should sink,
the thought:
what would I do?
If they should sink,
the sigh:
where would they go?
If they should sink, would they have ever been?
Atlantis.
A space, where water bends.
Did heaven once upon a time close in upon the earth?
Where and when and how did they embrace...
A revelation in reverse?
(Cover it up, cover it up.)
But sand cannot retreat, and we cannot but look;
our eyes drawn in with the water.

Mittwoch, 17. August 2011

17.08.2011.
Café double, s'il vous plaît.
Je ne sais pas: est-ce que je veux lire ou écrire? Les mots arrivent parfois non invités, mais je les doit recevoir. Je veux lire. À côté de moi il y a un livre, mais il est fermé, comme quelques idées, comme quelques actions, quelques possibilités. Mais, c'est toujours comme ça. Aujourd'hui, ce n'est pas différent. Et, parfois, tout à coup, je peux écrire, je doit écrire, mais ce que j'écris est comme dicté, je ne veux dire "inspiré", mais "dicté", d'où? Quel est le sujet? En quelle langue?
J'attends. J'attends quelqu'un ou quelque chose, je ne sais pas. Cette phrase, que j'aime, a la significations les plus grandes. Ich weiß nicht. Quand -- après l'apprendre, après la confiance -- je dis cette phrase, tout le monde comprend, j'exprime la vérité avec agilité et élégance; une phrase presque méconnue, parce-qu'elle est souvent jetée sans pensées. Les pensées et avant tout les doutes donnent la phrase sa beauté. Mais, pour douter, il faut qu'on comprend la question.
J'attends. J'attends le moment, où mes pensées se lient avec le monde que je perçois comme l'extérieur. Ces mots fatigués: l'intérieur, l'extérieur. Ils sont toujours actuels.
J'attends mes amis, dont j'ai besoin (j'espère). J'attends les idées nouvelles, les idées vieilles aussi. J'attends mon café double et ma naissance (demain? dans trois semaines? déjà hier, peut-être? Peut-être la lumière a un chemin très lointain, et il faut beaucoup de temps pour arriver chez moi, son image et cliché.)
J'attends, et je me perds dans les chaises vertes, qui sont placées en série jusqu'à la dernière étoile dans les Jardins du Luxembourg.
Les sculptures regardent. Le faun dansant, l'acteur grec, la tête de Murger, attendent les gens qui remuent dans l'extérieur. Comme le gruppe de religieuses. Leur air était sensible comme l'histoire. Je me rêve, que l'air sent, quand nous chuchotons, que l'histoire nous reçoit dans ses bras comme une connaissance, même comme une amie.
J'entends l'histoire de feuilles qui dansent toujours dans les arbres, qui chantent en une langue inconnue, jusqu'au moment, où elles partent.